[Khöömii – chant diphonique de Mongolie]
Maîtrise du chant diphonique mongol : technique, tradition et expression artistique
Formation créée le 04/07/2025. Dernière mise à jour le 03/03/2026.Version du programme : 1
Type de formation
PrésentielDurée de formation
200 heures (40 jours)Accessibilité
OuiFormation certifiante
Oui[Khöömii – chant diphonique de Mongolie]
Maîtrise du chant diphonique mongol : technique, tradition et expression artistique
« Khöömii » (litt. pharynx en langue mongole) désigne la technique vocale d’une personne superposant intentionnellement plusieurs sons simultanément avec sa voix, dont deux lignes distinctes : une mélodie d’harmoniques réalisée au-dessus d’un son fondamental appelé « bourdon »,accompagnés de multiples résonances. Selon la modulation, la hauteur de bourdon et la pression exercée sur la gorge, on trouve de nombreuses techniques de khöömii, identifiables par leurs variations du timbre vocal. Elles se regroupent sous deux styles principaux : le kharkhiraa khöömii(khöömii profond) et l’isgeree khöömii (khöömii sifflé). S’ajoutent à cela des techniques pour enrichirle timbre de la voix et d’autres à caractère ornemental, qui peuvent d’ailleurs être combinées entre elles. Parmi les usages de la voix, son approche s'apparente plus à une perception d'instrumentiste. Cette technique vocale peut être utilisée telle qu’elle a cappella, accompagnée par les instruments de musique traditionnelle mongole (vièle morin khuur, luth tovshuur ou dombra, guimbardes, flûtes,cithares, etc.) ou autres. Le khöömii est employé dans les créations contemporaines ou fusions issues de la World Music et d'autres courants au niveau international, et parfois dans des compositions de musique classique.
Version PDFObjectifs de la formation
- S'EXPRIMER EN PUBLIC / DISSERTATION
- - Pertinence du choix du répertoire au regard du projet personnel de l'élève (personnel, passion, intérêt).
- - Posséder des connaissances historiques du répertoire et de sa langue.
- - Posséder des connaissances historiques du répertoire et de sa langue.
- - Capacité à susciter l'intérêt de l'auditoire (posture, regard, gestuelle, émotion, présence scénique; charisme, humour...).
- MAITRISE TECHNIQUE DANS LE CHANT
- - Connaissance théorique suite à l'exercice donné.
- - Capacité d'écoute, oreille, perception fine.
- - Justesse, mémoire et intelligence du texte, prononciation.
- - Maîtrise du son et du timbre (expressivité, musicalité, phrasé, contrastes, intensité...).
- - Maîtrise, compréhension et intériorisation du rythme.
- - Maîtrise de la structure / section mélodique / phrasé.
- PRATIQUE INDIVIDUELLE / INTERPRÉTATION
- - Connaissance du chant interprété (historique, langue, traduction, mode).
- - Capacité à improviser au sein d'un morceau.
- - Musicalité, expressivité.
- - Phrasé.
- - Maîtrise mélodique.
- - Maîtrise de la structure.
- - Savoir se rattraper avec aisance.
Profil des bénéficiaires
- L'apprentissage est destiné à tous (débutants, moyens ou confirmés).
- Il n'est pas nécessaire de lire la musique.
- Âge minimum requis : 14 à 15 ans
- Un entretien préalable avec l'IIMM
- Un entretien préalable avec enseignant
- Présentation d'un morceau chanté de 5 min au choix
Contenu de la formation
Psychomoteur
- La capacité de perception prend en compte le savoir-faire en matière d’analyse, les possibilités de mémorisation, le développement des réflexes liés à la capacité d'écoute de sa voix, la concentration, et des perceptions sensorielles et spatiales
- Les capacités physiques concernent la position générale pour produire la technique vocale, la maîtrise individuelle du souffle, la gestion des muscles de la gorge (pressions exercées pour trouver le bon timbre vocal dans différentes esthétiques), le contrôle et la maîtrise des mouvements de la langue et des lèvres pour articuler/moduler/ajuster le son de la voix (bourdon, harmoniques, résonances), la détente du visage et du reste du corps.
Cognitif
- Les connaissances théoriques et pratiques nécessaires à la technique vocale doivent être progressivement acquises afin que l’élève sache identifier, nommer, décrire et expliquer un maximum d’éléments entrant dans la réalisation du khöömii.
- La faculté de compréhension doit permettre à l’élève d’associer les différentes connaissances adaptées à la situation musicale dans laquelle il se trouve et à interpréter correctement des informations présentes dans sa mémoire ou en interactions avec les autres chanteurs/musiciens.
- Les capacités d’analyse permettant d’accéder aux éléments de connaissance et de savoir-faire déjà acquis au préalable, pouvant permettre un jeu conforme à ce qu’il devrait être pour une improvisation ou une œuvre donnée.
Socio-affectif
- Concernent essentiellement le désir de jouer et le plaisir du jeu : largement développé dans le cadre d’un travail collectif, chaque élève devra tenir sa place en prenant les autres en considération
Artistique
- La capacité à improviser ou créer de la musique, en mobilisant l’acquis antérieur et en développant des éléments permettant une extension de possibilités
- La capacité à interpréter une musique, à structurer, à organiser puis à expliquer son interprétation
- La capacité d’une écoute critique de ce que l’on produit et de s’auto-évalue
- La capacité de production d’un projet personnel : organiser le matériel, choisir ses partenaires et gérer des répétitions, en ayant comme but d’organiser des concerts et/ou des auditions
Équipe pédagogique
Suivi de l'exécution et évaluation des résultats
- Contrôle continu des progrès des élèves à chaque cours
- Évaluations semestrielles avec commentaires et notes
- Passage de cycle basé sur des examens pratiques et théoriques
- Participation aux ateliers collectifs et performances publiques
- Jury interne et externe pour les examens finaux des cycles 2 et 3
- Évaluation de l’autonomie et de la créativité en cycle 3
Ressources techniques et pédagogiques
- Enregistrements audio et vidéo de référence pour l’écoute et l’analyse
- Partitions et notations spécifiques au khöömii et aux instruments traditionnels
- Instruments traditionnels mongols : guimbardes, luths, vièles, flûtes
- Supports de cours théoriques : culture musicale, histoire, analyse
- Salles équipées pour pratique individuelle et collective
- Plateformes numériques pour suivi des exercices et ressources pédagogiques
Qualité et satisfaction
Modalités de certification
- À l’issue de la formation en khöömii et musique traditionnelle mongole, les élèves seront capables de maîtriser les techniques fondamentales du chant diphonique, de produire des harmoniques précises au-dessus du bourdon, et d’explorer les différentes variations stylistiques (kharkhiraa et isgeree khöömii). Ils auront développé une autonomie musicale leur permettant de pratiquer individuellement et collectivement, d’improviser et de créer des interprétations personnelles. Les élèves posséderont également une connaissance approfondie de la culture musicale mongole, de ses instruments traditionnels et de son répertoire, ainsi qu’une capacité à analyser et évaluer de manière critique leurs propres productions et celles des autres. Enfin, ils seront préparés à participer à des concerts, auditions ou projets musicaux, et pourront poursuivre un parcours professionnel ou académique dans le domaine des musiques traditionnelles et contemporaines.
- L’obtention des diplômes et certifications liés à la formation repose sur une évaluation progressive des compétences acquises au cours des différents cycles. Pour chaque cycle, les élèves passent des examens théoriques et pratiques, comprenant des épreuves orales (pratique vocale et instrumentale, improvisation, accompagnement) et écrites (analyse musicale, théorie, rédaction de mémoire pour le cycle avancé). La réussite est conditionnée à l’atteinte d’une note minimale (12/20 pour le B.E.M. et C.E.M., 14/20 pour le D.N.E.M. – Diplôme national d’études de musique) en présence de jurys internes et externes. Le contrôle continu tout au long de l’année, incluant l’assiduité, la progression personnelle et la participation aux cours et ateliers collectifs, contribue également à la validation du cycle. Les élèves doivent ainsi démontrer à la fois maîtrise technique, connaissances théoriques, autonomie musicale et capacité d’interprétation pour obtenir leur diplôme.
- La certification délivrée à l’issue de la formation correspond à différents diplômes de musique traditionnelle et ancienne, selon le cycle suivi et le niveau atteint : le B.E.M. (Brevet d’Études Musicales) pour le cycle 2, le C.E.M. (Certificat d’Études Musicales) pour le cycle 3 amateur, et le D.N.E.M. (Diplôme national d’études de musique pour le cycle 3 spécialisé. Chaque diplôme atteste de la maîtrise des compétences techniques, théoriques et artistiques spécifiques à la pratique du khöömii et des instruments associés, ainsi que de la capacité à appliquer ces compétences dans un contexte musical autonome et collectif. Les certifications sont reconnues par les conservatoires agréés et permettent d’accéder à des parcours professionnels ou académiques en musique (Licence en musicologie, CFMI, Diplômes d’État ou C.A., ou I.M.F.P.). Les mentions (Assez bien, Bien, Très bien) reflètent le niveau de performance atteint par l’élève et sont établies à partir des résultats des examens oraux et écrits, ainsi que de l’évaluation continue.
Lieu
Accessibilité
L’IIMM et les conservatoires partenaires (Marseille, Aubagne) s’engagent à étudier les **demandes spécifiques** pour faciliter l’accès aux personnes en situation de handicap. Les locaux sont partiellement adaptés (à vérifier selon le type de handicap). - **Aménagements possibles** : • Adaptation des supports pédagogiques (partitions agrandies, ressources audio). • Accompagnement personnalisé pour les épreuves orales/écrites. • Accessibilité des salles de cours (selon les sites). *Les candidats sont invités à signaler leurs besoins lors de l’entretien préalable pour une étude individualisée.*